31 Jan

[Membres] L’odyssée de FlexSense, perle de la tech vendéenne

Depuis le challenge 303 Tour en 2015 jusqu’à l’expansion internationale, en passant par le Web à Québec, FlexSense avance à une vitesse folle et continue d’accélérer. Retour sur le parcours de cette startup très particulière avec son Président fondateur, Dr Emmanuel Parlier.

Bonjour Emmanuel, pour commencer pouvez-vous nous expliquer comment FlexSense a vu le jour ?

L’entreprise FlexSense est née le 8 juillet 2015 après 24 mois de recherche et développement. À l’origine de cette création, 3 associés, Sylvain Dardenne, Thierry Deschamps de Paillette et moi-même. Nous faisions tous les trois partie d’une société exclusivement dédiée au digital avec laquelle nous n’étions plus en accord sur le plan stratégique, nous avons donc décidé de partir et de créer notre propre entreprise. En parallèle, nous travaillions chacun dans des univers différents, l’industrie, le milieu maritime et l’éducation nationale, dans lesquels nous avions déjà créé des sociétés. L’idée avec FlexSense c’était de répondre au besoin d’innovation dans nos domaines d’expertise, nous voulions disposer de notre propre fournisseur de technologie adapté à nos spécialités.

Comment définir simplement le métier de FlexSense ?

Nous concevons, développons et commercialisons des solutions de télémétrie. Notre nom, c’est notre ADN : Flex pour la polyvalence des applications de notre technologie et Sense pour la sensibilité, c’est à dire notre capacité à remonter des informations impalpables ou imperceptibles à l’oeil nu. Pour prendre un exemple concret, on va pouvoir avertir un client de la montée en température d’une cuve enterrée à une longue distance ou l’informer sur la variation de salinité dans des profondeurs marines inaccessibles.

Est-ce que vous développez vous-mêmes votre technologie ?

Oui, nous sommes propriétaires de l’ensemble de nos technologies, du Hardware au Soft, par ailleurs notre expertise au niveau des domaines d’applications de cette technologie décuple notre attractivité auprès de nos clients. La technologie est pour nous une brique pour répondre aux contraintes liées à un applicatif métier. À partir du cahier des charges que nous avons identifié pour eux, nos clients définissent eux-mêmes leurs propres applicatifs qui dans 95% des cas sont les mêmes : vol, remontée d’information et tracking & déplacement. Aujourd’hui, nous travaillons avec des entreprises comme NGE dans le BTP ou Siemens dans l’industrie, nous avons aussi des projets en cours dans des secteurs complètement différents, nous développons en ce moment un applicatif avec la fondation Bill Clinton pour la lutte contre le braconnage des grands herbivores en Afrique.

Vous avez remporté le 303 Tour (challenge de startups organisé par Atlantic 2.0) et la finale au Web à Québec, comment cela s’est passé ?  

Au départ, nous avons été repêchés pour participer à la finale du 303 Tour puis nous avons bénéficié de 2 jours d’accompagnement à la Cantine où nous avons été coachés sur notre pitch, à la suite de quoi nous avons remporté le 303 Tour. En gagnant, nous avons été directement qualifiés pour le concours de startups du Web à Quebec et nous avons bénéficié d’une semaine d’accélération. Pendant cette semaine, nous avons pu profiter du savoir-faire des forces vives de la Cantine, notamment des conseils en communication de Quentin Adam (Clever Cloud) et de l’équipe de Fly Designers qui ont contribué à notre victoire lors du WAQ. Issus d’univers éloignés du numérique, nous ne maîtrisions pas les codes nécessaires pour pénétrer au sein de cet écosystème, les conseils que nous avons reçus à la Cantine nous ont réellement permis d’accélérer notre développement.

Quels ont été les retours ?

N’étant pas issus du monde du numérique, les conseils et rencontres nous ont grandement aidé. Nous avons rapidement senti un intérêt fort pour notre approche et nos technologies. Aussi, le fait de pouvoir allier le numérique à l’ergonomie et la sécurité, en s’appuyant sur du matériel que nous avons développé comme le FlexSpy et pas seulement une énième application mobile s’est imposé comme une marque de fabrique et un élément différenciateur fort.

Pourquoi ne pas avoir été présent au CES de Las Vegas de 2017 ?

Il y 3 raisons majeures à notre absence au CES, premièrement nous avions déjà beaucoup communiqué au cours de l’année et nous avions déjà tissé des liens avec la French Tech. Deuxième point, même si il n’y avait pas de représentant FlexSense, l’agence Loco Numérique et la Vendée French Tech étaient présentes ainsi que nos cartes électroniques sur les sites de nos fournisseurs. Enfin, nous avions déjà présenté nos innovations tout au long de l’année à travers notre communication et par conséquent nous n’avions pas de nouveauté à apporter au CES. Néanmoins nous comptons bien être présents pour la prochaine édition.

Comment envisagez-vous la suite ?

Nous avons beaucoup capitalisé ces derniers mois, nous tenons nos engagements et nous sommes en phase de traction vis à vis de nos investisseurs, sans avoir de problème de trésorerie, car notre Business modèle est opérationnel depuis la création de la société, ce qui nous permet d’envisager l’avenir sereinement.

Twitter : @FlexSenseSAS

Web : www.flex-sense.com (maj site Web fin février 2017) 

 

Article publié par leod, le 31 Jan 2017.

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